Le 4 octobre

 
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« À celles et ceux qui ignorent encore
l’histoire des W8banakiak,
ces pages ne sont qu’une brèche dans le silence
construit par la colonisation. »

Keeyana préfèrerait être ailleurs, avec ses amies, au lieu de se retrouver à la marche de commémoration du 4 octobre. Alors partir trois jours dans le Maine avec sa famille et la communauté pour un voyage culturel, c’est la mort. Mais ce périple lui réserve plus d’une surprise, dont une rencontre plus qu’incroyable.

Novella parue dans la collection Solstice des éditions Hannenorak. Le 4 octobre donne la parole à une ado qui a du mal à comprendre l’importance de la culture et de la mémoire pour ses proches et vivra une aventure qui la transformera. Pour tous et toutes.

L’avis de Sophie

Chouette lecture que celle-ci qui, bien que publié côté adulte, peut tout à fait rejoindre un public ado (qui appréciera par ailleurs sa brièveté) grâce au ton de sa narratrice et aux thématiques abordées.

Dès le départ, Valérie Richer O’Bomsawin esquisse une héroïne en réaction à ses proches, à sa mère notamment, parce qu’elle ne voit pas autant qu’eux l’importance des rites et de la mémoire de sa culture (toutefois, son rapport à la nature est précieux et très bien décrit). Le regard de Keeyana sur sa mère est délicieux dans son authenticité et apporte de l’humour au récit. L’autrice parvient en effet à rendre avec justesse cette période de la vie où on peine à comprendre (et on juge) l’intérêt des adultes pour certaines choses.

« Vivre son Indianness, en 2025, ça peut prendre des formes très différentes. »

Le voyage apportera toutefois un nouvel éclairage, notamment parce que l’héroïne y fera la rencontre d’autres ados, dont Kateri, et expérimentera à ses côtés diverses émotions qui la rapprocheront de sa culture. Il y a par ailleurs un chouette rebondissement inattendu dont je ne parlerai pas ici pour ne pas gâcher, mais qui ajoute une couche tant à la force du récit qu’à ses liens avec la culture des premiers peuples, ici les W8banakiak.

J’ai parfois été un peu perturbée par les changements de ton (la langue varie, tantôt très parlée, avec des ellipses, tantôt plus formelle, voire émaillée d’images ou d’expressions plus adultes), mais dans l’ensemble cette lecture courte et punchée m’a vraiment plu.

À découvrir !  

Merci à Hannenorak pour le service de presse !

Billet corrigé par Antidote 9 juste avant d'être publié par Sophie le 1er juin 2026.

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Le 4 octobre
Valérie Richer O'Bomsawin
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