







« Tout va bien dans le meilleur des mondes, jusqu’à ce que quelqu’un marche sur un clou rouillé, attrape le tétanos et meure. »
Arrêter la transmission du télégramme aurait dû tout changer, mais ça n’a pas été le cas. Chacun dans sa réalité, les deux trios de jeunes adolescents doivent comprendre ce qu’ils ont raté… et surtout trouver comment bloquer définitivement la menace. Mais voilà, à Westfallen, Henry, Frances et surtout Lukas ne sont pas maitres de leur destinée et doivent respecter des règles strictes s’ils ne veulent pas voir leur quotidien empirer encore. Les informations arriveront donc au compte-goutte et Artie, Lawrence et Alice devront tenter d’en tirer le meilleur parti… mais ce serait plus facile si leur instinct ne leur disait pas de faire des choses contraires.
« J’ai songé aux ailes d’un papillon et aux sandwichs aux œufs dont les enfants de Mars n’arrêtaient pas de parler – autrement dit, aux conséquences imprévisibles qui peuvent survenir quand on se mêle de l’avenir. Mais c’était à l’époque où nous étions encore prudents, quand nous pensions encore que le destin était notre ami. »
Deuxième tome de cette série qui joue avec l’Histoire et entraine son lectorat dans une version des États-Unis devenus nazis après une victoire de l’Allemagne, Au cœur des flammes propose une intrigue trépidante où les battements des ailes des papillons peuvent bien réellement provoquer des tempêtes et où le concept de loyauté est mis à mal. Pour un lectorat avancé.
Jouer dans le concept de l’espace-temps, c’est toujours complexe. Et potentiellement casse-gueule. Néanmoins, après un premier tome brillant, haletant, le duo d’Ann et Ben Brashares poursuit sur sa lancée avec une intrigue qui explore les notions de culpabilité, de privilège, de responsabilité, de loyauté et d’entraide.
Il n’y a plus ici l’effet de surprise, on a saisi comment fonctionne l’abri et les communications, mais Westfallen n’est pas au bout de ses révélations et il est fascinant de voir comment Henry, Frances et Lukas se débattent dans leur nouvelle réalité tout en tentant de comprendre ce qui s’est réellement passé. De l’autre côté du spectre, Alice, Lawrence et Artie ont un début plus lent, plus amorti, leur moral étant salement touché par cette idée récurrente qu’ils ont brisé l’avenir. Ann et Ben Brashares développent ainsi la dimension humaine de différentes façons dans cet opus qui, comme le premier, souffre de quelques longueurs, mais n’en reste pas moins captivant. Parce qu’une fois l’abattement passé, il faut se battre sur de multiples fronts et que l’action est ininterrompue jusqu’à cette finale étonnante. Parce que l’abri réserve encore des surprises avec ses possibilités… et qu’il ne faudrait pas se priver d’en profiter !
En bref ? Un tome 2 qui a du souffle et, s’il est parfois un peu prévisible, offre aussi plusieurs situations vraiment intéressantes (sans compter les « citations » de début de chapitre toujours amusantes). À suivre donc, encore une fois !





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