







Quand Mia embarque sur Le Galéone, dirigeable extraordinaire, c’est dans le but d’accomplir le désir de son oncle, celui qui l’a recueillie à la mort de ses parents, et de sauver sa cousine d’un tragique destin. Clandestine, aux bras d’un homme dont elle n’est l’épouse que la galerie, Mia cherche rapidement à s’infiltrer dans le vaisseau pour se rapprocher de Skylar, la sorcière qui le dirige, et comprendre ce qu’est le « brise-tempête », cet outil supposé leur permettre de détruire l’Aiguillon, la tempête qui a tué ses parents. Toutefois, Mia fera plusieurs découvertes qui pourraient ébranler ses certitudes. Et si son destin était d’être de cette envolée ?
Premier tome d’une série de fantasy à grand souffle qui s’ancre dans le ciel et propose de multiples intrigues secondaires au fil de la quête principale de l’héroïne, Le brise-tempête vise un public avancé, mais reste très chaste, sachez-le !
En ce moment où les romantasys sont en grande majorité sulfureuses, on cherche parfois un récit qui, bien qu’intense et riche en matière, en politique, en « world building », peu assez rejoindre un lectorat plus jeune, ne mettant pas l’accent sur la sexualité. Bonne nouvelle : en voici un !
Après L’engrange-temps et Les cités de poussière, Nell Pfeiffer revient avec un nouvel opus, cette fois dans un monde imaginaire qui se rapproche du steampunk tout en assumant son côté fantastique, ses personnages pouvant guider le vent, se transformer en oiseau à volonté ou, dans le cas des Altair comme Mia, faire les deux à fois. On est dans un huis clos, la majorité du récit se passant à bord du Galéone, mais des retours en arrière et des arrivées impromptues permettent de dynamiser l’ensemble (sans compter que le vaisseau est immense, ça laisse de l’espace pour évoluer). Nell Pfeiffer s’est aussi assurée dans ce premier tome de tirer une foule de ficelles afin de développer des mystères, à la fois dans la haute société et dans le monde de celles et ceux qui les servent alors que Mia change de statut en cours de route (j’ai fort pensé à la Passe-Miroir à certains moments, j’avoue). Le noeud principal reste celui qui entoure la mort des parents de Mia, la véritable nature de cette dernière et le lien qui l’unit au mystérieux (et adorable) Hevell (ce qui apporte une petite touche de romance et de lumière au reste).
Oui, on demeure dans une structure assez classique, mais il y a un réel souffle littéraire dans l’écriture de Nell Pfeiffer et, si les premiers chapitres peuvent sembler plus lourds puisqu’on doit assimiler les codes de l’univers et rencontrer de nombreux personnages, j’ai eu l’impression que l’ensemble était fluide et de plus en plus addictif au fil des pages. Ça promet pour la suite !





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