







Depuis que les dragons ont envahi les États-Unis, le cycle est récurrent à New York : quand les bêtes terminent d’hiberner, les quelques humains encore vivants s’enferment dans les souterrains afin de survivre jusqu’à l’automne. Seulement, cette année, Noah a l’intention de rester dans les rues de la ville, déterminé à aider son père à retrouver sa mère. Sa décision pourrait tout changer… et si ce qu’il croyait, ce qu’on lui avait toujours dit, n’était pas la réalité ? Qui sont les véritables monstres ?
Récit fantastique postapocalyptique mettant en scène deux factions luttant pour leur survie et misant sur des visions parallèles d’une même réalité, New Dragon City vise un public intermédiaire et avancé.
Mon boulot est de conseiller des livres aux ados dans les classes, mais parfois c’est le contraire qui se produit et c’est ce qui est arrivé avec New Dragon City, qu’un élève de deuxième secondaire m’a fortement recommandé. Comme j’aime bien les récits de dragons aussi (et que le mélange avec un monde dévasté est vraiment bien pensé), je m’y suis lancée avec joie et je dois dire que j’ai eu du plaisir tout au long de ma lecture. C’est publié en « jeunesse » en ce sens où l’intrigue est assez classique : on suit deux factions opposées, les humains et les dragons, mais via le point de vue de deux « jeunes » qui remettent en question les attitudes et certitudes de leurs ainées. Le monde qu’on nous présente doit par ailleurs être tenu pour acquis parce qu’il est peu expliqué (d’où sont venus les dragons, comment s’est vraiment passée leur arrivée, pourquoi ils doivent hiberner), ce qui pourrait frustrer un lectorat qui préfère les intrigues plus complexes et en multiples couches. Ce récit est toutefois intéressant à plus d’un niveau, entre autres parce qu’en donnant la parole aux humains ainsi qu’aux dragons, Mari Mancusi montre comment chacun des groupes représente le mal pour l’autre, comment chacun s’est construit une histoire. La troisième voie symbolisée par la mère de Noah est un peu trop « facile » pour moi, mais j’aime cette idée que ça amène, la possible collaboration. Dans un monde qui est de plus en plus divisé, se rappeler que nos visions peuvent aussi se rencontrer et que la tolérance peut mener à la paix, c’est précieux !
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