S’étant fait laisser par sa blonde lors d’un party costumé et ne pouvant même pas noyer sa peine dans de la junk food puisque le service à l’auto le refuse, Gab ne voit qu’une seule solution à ce rejet terrible : en finir avec la vie. Son désir de mourir le mène à un club vidéo où un employé a été sauvagement assassiné et où il fera la rencontre d’un fantôme… hors de l’ordinaire. Et si Manon pouvait l’amener à changer d’avis ?
Paru dans la collection « micro » qui propose de courts textes écrits dans une langue familière, le club vidéo parle du gouffre que peut représenter une peine d’amour, le tout dans un récit où le fantastique s’invite de façon tout à fait originale. Pour un lectorat averti !
Pépite pour le 2e cycle du secondaire ! Voici ce que j’ai pensé à ma première lecture de ce texte atypique et fabuleux dans lequel les ressentis sont fulgurants, mais aussi constamment…coupés (ce qui est génial ici !). En fait, ce qui est si chouette dans ce roman, c’est la tonalité qui joue aux montagnes russes. On est ému·es tout en riant un peu jaune, on effleure la peur, mais on est ramené ailleurs par les réactions de Gab ou encore les détails incongrus qui retournent l’atmosphère.
Le sujet est intense et les envies suicidaires ne sont pas à prendre à la légère. Toutefois, ici, cette thématique est abordée de façon tellement atypique qu’elle en devient presque autre chose et, plus le texte avance, plus notre émotion se transforme, tout comme celle de Gab d’ailleurs, alors que la finale offre une compréhension sage, une porte de sortie lumineuse au narrateur comme aux lecteur·rices après une aventure pour le moins rocambolesque.
Curieux·ses ? Osez, vous ne serez pas déçu·es !
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